Auberge Napoléon

Restaurant gastronomique à Grenoble

Le Chef, Agnès Chotin, & Frédéric Caby - Premier Maitre restaurateur de l'Isère vous accueillent, pour dîner du lundi au samedi.

+33 (0)4 76 87 53 64

le lieu.

un accueil convivial

Revue de presse

Portraits d'Isère (sur l'initiative du conseil général de l'Isère)

Catherine Balet . Naajett Maatougui

Agnès Chotin
Chef cuisinier

Régner en chef incontesté sur un haut lieu de la gastronomie grenobloise - Napoléon lui même y dîna -, il y a de quoi s'enorgueillir ! Agnès Chotin, elle, résiste à cette tentation. Elle se demande même pourquoi on s'interesse à elle. " Ce qui compte avant tout, c'est ma cuisine. Je veux juste que les gens l'apprécient." Pour cette jeune femme réservée et discrète, pas question de tour de salle en fin de service pour recevoir les félicitations des clients, comme c'est la coutume pour les grands chefs. "Ceux qui veulent me parler, je les invite dans ma cuisine, je trouve ça plus naturel." Peut-être plus confortable aussi. Cette cuisine c'est son territoire. Et quand les clients viennent lui témoigner leur reconnaissance ? "C'est ma plus belle récompense" , confie-t-elle avec une pointe d'émotion. Voila maintenant quinze ans qu'Agnès Chotin oeuvre au fourneaux de l'auberge Napoléon. Sa marque de fabrique ? Chacun des menus qu'elle propose fait la part belle aux produits frais de saison. Elle aime aussi travailler les vieux légumes, "les légumes oubliés". Elle s'est même récemment lancée dans une formation de naturopathe. "Je crois véritablement aux bienfaits d'une certaine alimentation pour la santé", explique-t-elle. Son ambition est de créer , un jour, une cuisine qui composerait avec des herbes ou des plantes à la saveur subtile pour le palais et aux vertus certaines pour le corps.
Agnès Chotin fait ses emplettes auprès des producteurs situés dans le Y grenoblois qui répondent aux critères de qualité qu'elle exige pour sa cuisine. Elle est aussi une fidèle du marché Hoche où se fournissent les restaurants gastronomiques de la régionet quelques particuliers des plus intraitables sur la qualité des produits. "Nous avons la chance d'avoir ici une agriculture biologique importante, indique Agnès Chotin. Quand ce n'est pas bio, c'est de l'agriculture raisonnée." C'est-à-dire une agriculture n'employant des angrais qu'en tout dernier recours.
L'autre passion d'Agnès Chotin, si elle a un lien direct avec les richesses naturelles de l'Isère , n'en est pas moins surprenante. Depuis 1992, elle pratique le side-car. Il est vrai qu'elle en a une conception plus bucolique que sportive. "La différence avec la moto, précise-t-elle, c'est l'esprit plus familial mais aussi plus sage du side-car."
A l'origine, le side-car était un panier d'osier à roulettes, charrié par une moto. C'est à cette tradition qu'elle se réfère. régulièrement, avec des amis et leurs enfants - elle, ce sont ses deux chats qui l'accompagnent -, Agnès Chotin concocte des ballades champêtres, un peu comme elle compose ses menus, et consacre son temps de loisir à sillonner le département. Elle aime se ballader dans les Gorges de la Bourneet près des lacs (Achard, Lauvitel). Discrète mais baroudeuse, minutieuse mais éprise de liberté, Agnès Chotin est une femme tout en contraste. Et sa cuisine est à son image : simple et raffinée à la fois, authentique et originale. Une cuisine plus que savoureuse, belle.
Photos :Catherine Balet . Texte : Najett Maatougui

femmes chefs

Michèle Duby Actes Sud

80 restaurants de femmes.
200 recettes
astuces et secret de cuisine

La cuisine passion

Gérard Méloni éditions Ouest-France

Partie trop visible de notre iceberg gastronomique, ceux que nous appelons pompeusement grands chefs » s'affichent aujourd'hui plus facilement dans les médias que dans leur cuisine, afin de répondre aux exigences du
« terroir-caisse ».
Heureusement, la partie invisible de notre iceberg recèle une mine d'or dont les filons naissent au coeur de nos régions. Là, diverse et variée, notre cuisine bouge, change, s'affranchit, s'invente, et se partage au quotidien. Source inépuisable d'inspiration et de renouveau, cette cuisine devient un art entre les mains des vrais cuisiniers. Défenseurs d'une nourriture intelligente qui favorise les produits de proximité et de saison, ils nous rappellent que mieux cuisiner pour mieux manger rime avec santé. Pour cela, nous devons être animés par la volonté de lutter quotidiennement contre l'agriculture intensive, les pesticides et le micro-onde. Ce combat n'est pas anodin, il concerne notre santé et notre avenir. Nous devons en parler pour que cela avance. Manger bio, ce n'est pas consommer les mêmes produits version bio, mais vivre selon un mode bio. Cela ne coûte pas plus cher et nous aide à préserver la planète pour nos enfants.
Pour ce livre, nous avons donné carte blanche à trente chefs, femmes et hommes réunis autour des mêmes valeurs humaines: la simplicité, l'authenticité et l'amitié. Originaires et amoureux de leurs régions, ils tombent le tablier pour se dévoiler à travers leurs autoportraits. Abordables, refusant tou¬tes formes d'élitisme, leurs cuisines nous convient à un tour de France gourmand où le produit tient le haut de l'affiche.
A vous de jouer et de composer selon vos envies, avec les mets créés pour vous par ces femmes et ces hommes, artistes d'un indispensable éphémère qui donne du goût à la vie.
GÉRARD MÉLONI

LA CUISINE PASSION DE NOS RÉGIONS
Texte et photo GÉRARD MÉLONI
30 chefs 80 recettes
Éditions OUEST-FRANCE

Je viens d'une humble famille picarde. Indisciplinée au collège j'aidais à la cantine pour éviter les heures de colle. Je rêvais d'entrer aux Beaux-arts pour devenir artiste peintre mais la vie de bohème, n'était pas pour moi.
Première de ma classe au lycée hôtelier de Reims avec une formation complémentaire de diététicienne, mon origine modeste m'a empêchée de poursuivre mes études. Après l'envoi d'un CV, j atterri à Grenoble comme cuisinière dans un camp de vacances pour des jeunes Russes chrétiens. Séduite par la région, j'ai galéré avant de décrocher un poste dans un restaurant. Le chef, prof au centre de formation m'a enseigné le travail à l’ancienne et l'amour du métier. Après une escapade de deux ans comme seconde de mon compagnon Didier chef dans le Maine-et-Loire, j'ai reçu une proposition de l'Auberge Napoléon. Chef à 25 ans, c'était super, mais personne n'acceptait d'être commandé par une femme alors Didier est devenu mon second !

Quand je lâche les fourneaux, j'enfourche ma Yamaha 1200 FJ version side-car, customisée par notre ami Jean-Luc Billon, pour des virées avec les copains. L'amitié est le ciment de mon existence. Avec l'asso des sidecaristes, nous participons à des « jumbos » (baptêmes) pour l'Association des paralysés de France.

Avant de conclure, je dois parler de mes chattes, Lilou et Soléa, adoptées à l'âge de 15 jours et tout suite dans le side-car avec les biberons. Victimes d'allergies aux substances chimiques, elles m'ont fait prendre conscience de notre environnement. J'aimerais enrayer le processus de la malbouffe. Le bio est un mode de vie, d'ailleurs je poursuis une formation de naturopathe sur trois ans. Pas envie de changer, et le secret de bonheur c'est d'« en chier un petit peu ».

Agnès Chotin.
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